Histoire de la Ferrière en Parthenay

Place de la ferriere en parthenay

Ses habitants, les Ferrariens

La Ferrière tient son nom de la richesse de son sol en minerai. Ses ressources en bois y permirent bien avant l’ère chrétienne, l’exploitation du fer sur place par des fondeurs itinérants et, beaucoup plus tard, en vue de l’approvisionnement de la forge de La Peyratte.

L’existence d’un camp romain a vraisemblablement donné son nom à la ferme du Châtelier. Dans la forêt de Magot, où un tumulus ne semble pas avoir été exploré, une hache en silex a été découverte.

Au XI ème siècle, les paroisses vont se former. C’est aussi le cas pour la Ferrière puisque son église est donnée vers 1037 – 1039 à l’abbaye de Cormery, par un certain Simon de Parthenay Larchevêque, il octroie d’importants privilèges pour la création et l’expansion d’un bourg autour de l’Eglise. Celle-ci n’a bien entendu rien à voir avec l’édifice que l’on voit aujourd’hui et qui fut réédifiée dans les années 1830. Le souvenir de Cormery restera gravé dans les mémoires, puisque pendant des décennies, le curé de La Ferrière sera à la nomination du prieur de Saint Paul de Parthenay.

Les paroisses se forment par legs :

Magot, Paroisse de Vandeloigne (Vandelogne) François de Vignaux, licencié es lois, assesseur du châtelain de Parthenay 1518. Son fils du même nom, élu pour le roi en Poitou, époux de Jacquette Robert, 1579-1587 habitera Magot, Ses enfants mineurs, sous la tutelle de leur oncle Jacques du Vignault, seigneur de la Boucholière, élu pour le roi au siège de Parthenay en 1587. Magot est vendu le 15 Mai 1753 à Charles Pairault de la Chèze, Chevalier de Saint Louis.

Les Bruères (Les Bruyères), Paroisse de La Ferrière appartenaient à Jean des Bruères, écuyer, 1397. Puis à Guichard d’Appelvoisin, écuyer, 1421. Puis Michel de la Cour, 1459. A Pierre Chauvain, écuyer en 1497. A Françoise Bordage, veuve en deuxièmes noces de Pierre Dagain, avocat en Juillet 1698.

Les Bazillières, Paroisse de La Ferrière appartenait à Jeanne Bazière, femme de feu Hugues Bertrand, 1395. Jean de la Fontaine, 1428. A Louis Fumé, 1469 puis Jeanne Bruère, veuve de Louis Fumé, 1476. Antoine Duval, écuyer, 1545, Puis Yves Rogier, écuyer, 1549. Jacques Rogier, écuyer, seigneur de la Tour Chabot et des Bazilières, 1625, puis Louis Roger, 1632, puis Marie de Minthy, veuve d’Eustache de Montléon, 1698. Joachim de Montléon, écuyer, fils des précédents, 1704. Léon de Montléon, chevalier, 1712. Pierre-Anne des Francs, chevalier, seigneur des Bazillières et Saint Denis d’Oroux.

La Courtière, Israël Gilbert, écuyer, seigneur de l’Estang et de la Courtière, à cause de Suzanne de Puyguyonn, sa femme demeurant à la Coutière en 1610, puis Catherine Manevy, veuve de Jacques-François Manevy, seigneur de Belletouche, 1698.

La Trétaudière, Jean de l’Audebretière, 1402. Guichard d’Appelvoisin, 1421.

La Gâtine était exempte de tout impôt sur le sel, 1450.

1711 : Tremblements de terre en Gâtine.
Josias Charles Olivier était seigneur de la Chutelière, maire et capitaine de Parthenay 1692 à 1716.  Après Louis Charles, son fils, et Charles son petit fils, La Chutelière échut au Turquand d’Auzay. Leur descendant Charles Turquand d’Auzay fut maire de La Ferrière pendant 30 ans, décéda au Château en 1899. Une large avenue à travers bois conduisait jadis du bourg de la Ferrière au Château.

Le logis de Chour : Vers 1402, les terres du Grand et du Petit Chour appartenaient à Jean Boutignant , Guillaume de la Court, d’une famille originaire de la Court de Chalandray, reçut le domaine de Chour en 1416 des mains du baron de Parthenay qui l’avait nommé capitaine de son château. Guillaume VII, l’archevêque, qui le fit plus tard gouverneur de Vouvant, le récompensait ainsi de ses bons et loyaux services.

En 1419, le dauphin régent du royaume, ayant envoyé une armée assiéger Parthenay. Le comte de Vertus qui commandait les troupes royales s’en prit vainement à son château de Tennessue.

Michel de la Court, son fils, était également seigneur de la Chutelière. En 1480, sa fille épousa le fis du seigneur du Theil, de Saint Aubin le Cloud, Pierre Chauvin, En 1584, poursuivi pour avoir participé à l’assassinat d’un seigneur de Saint Léger de Montbrillais (Vienne), Pierre Chauvin, seigneur de Chour, comparut devant les Grands jours de Poitiers.

Après divers déboires financiers. Les Chauvin, maintenus nobles par sentence de 1667 restèrent propriétaires de leur domaine jusqu’à ce qu’en 1705, Antoine Leigné en fasse l’acquisition.

Chour passa aux de Sanzay en 1757 par mariage de Marie Leigné avec Pierre de Sanzay. Après leur décès, le domaine revient à la sœur de Mme de Sanzay épouse de François de Rougemont. Il devint en 1852, la propriété de Monsieur Hector Barbier et en 1880 de Maître Lamoureux, notaire à Thouars.

La Côte : Une longue allée à l’orée des bois conduit au logis de la Côte agréablement implanté parmi les frondaisons. A l’entrée de cette allée ont été replacées les anciennes pierres tombales de la famille Texier inhumée au cimetière de La Ferrière.

A la limite de la Forêt du Roux, le hameau de la Verrerie rappelle le lointain souvenir des verriers de La Ferrière qui en 1466 obtinrent de l’abesse de Sainte Croix de Poitiers la permission de couper sur ses terres de Vasles, les fougères utilisées pour l’allumage de leurs fours. Outre des carrières à ciel ouvert de minerai de fer longtemps exploitées, une carrière de pierres située sur le territoire communal occupait, au début du XIXème siècle, quelques ouvriers et la tuilerie-briqueterie de Magot approvisionna pendant des années les maçons du pays. Deux fours à chaux fonctionnaient à la Ferrière en 1860.
La Forge à fer de La Peyratte doit beaucoup aux ressources de notre bourg, elle en recevait à la fois le minerai et le combustible prélevé dans les bois tout proches, Bois fort réputés au demeurant qui accueillirent selon la tradition d’illustres chasseurs tels que Louis XI au printemps 1470 ou encore François 1er en 1543.

A ce jour, ces châteaux et logis sont des propriétés privées.

Le canton

En 1790, en effet on procède à la création du canton de La Ferrière, il regroupe alors les communes de La Ferrière, La Peyratte, Saint Martin du Fouilloux, Vasles et surtout Vandelogne (qui comptait 86 habitants). Cette dernière commune sera d’ailleurs réunie à La Ferrière en 1829. Ce canton sera supprimé en 1801 au profit de celui de Thénezay.

Son église

eglise de la ferriere en parthenayDédié à Saint Vincent, patron des vignerons, ce qui expliquerait le signalement des vignes en 1386. De nombreux travaux ont été effectués au cours des siècles, du fait du tassement du sous-sol argileux en 1872, on baptise les trois cloches : « La grosse cloche » :  Vincent Léonce, « la Moyenne » : Maire, « la Petite » : Rémy , en souvenir de la paroisse de Vandelogne dont il fut le Saint Patron.

Un legs de Monsieur Bertrand Arthur a permis d’installer une horloge en Août 1917. Des substructions que l’on pense être celles de l’ancien château ont été mises à jour ces dernières années derrière l’église à l’emplacement du «pré de la Cure ».

La Mairie

Construite en 1875 et l’école de garçons. Au fronton de laquelle « Ecole Riché » en mémoire de l’instituteur de l’époque mort pour la France en Avril 1917. Rénovée en 1997. L ‘école qui compte plus de 100 élèves informatisée est à la pointe du progrès. Sa cantine proche de l’école sert tous les jours des produits frais.

Ligne ferroviaire

Ouverture de la ligne ferroviaire Parthenay – Poitiers en 1883. Le trafic voyageurs fut malheureusement suspendu le 28 Septembre 1980. La voie est neutralisée depuis septembre 1992. Ce trafic se fait désormais par autocar SNCF.

Ses lavoirs :

lavoir la ferriere en parthenayCelui de Lavausseau construit le 14 mars 1858, on y accède par un petit chemin en pente. Depuis longtemps dans le lavoir « plus ne résonnent les battoirs » seuls les petits oiseaux font leur nid dans « les gardes genoux ». Renové en 1997.

Celui de la Cacault plus près du bourg et plus facile d’accès, construit en 1909, tout près un terrain aménagé en arboretum. La couverture du lavoir a été refaite par le chantier d’insertion en 1999.

La salle des fêtes

L’ancienne salle des Fêtes : communément appelée « La Baraque » construite par les allemands pendant la guerre, leur servait de cantine. Après leur départ, les bals, le cinéma, les repas de mariage ont rythmés la vie de ce bâtiment jusqu’à sa démolition en Juin 1970.

La salle des Fêtes actuelle était inaugurée le 5 Octobre 1969. Sa réhabilitation est prévue pour 2013, elle sera sécurisée et insonorisée.